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 Que valent les Evangiles !

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Wahrani
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MessageSujet: Que valent les Evangiles !   Mer 4 Juil - 15:16

Si ces Évangiles sont vraiment des Auteurs à qui on les attribue: la thèse a pu être crée dans l’origine sur quelque tradition vraie ou fausse, ce qui rend ces évangiles tout juste des écrits déroutants pour tout homme de bon sens, et qui ne semble s’adresser qu’à des ignorants, des stupides, des gens   du peuple, les seuls qu’il puisse séduire.

La critique n’y trouve aucun lien ans les faits, aucun accord dans les conjonctures, sans suite dans les principes et absence totale dans l’uniformité dans les récits.

Quatre hommes racontars passent pour les véritables auteurs des récits qui contiennent la vie de Jésus-Christ c’est sur leur témoignage que les Chrétiens se croient obligés d’admettre le dogme qu’ils professent, et d’adopter les faits les plus absurdes.
 
Aucune n’a été écrit du vivant du christ, et ont été le produit de la politique, de la rumeur, et des intérêts. Celles qui ont été rejetés, l’ont été car elle mettaient en avant la gnose, et échappaient ainsi à une conception théologienne formatée par les prêtres.

Nous remarquerons seulement, qu’il est difficile de se persuader, sans la foi, que l’Évangile de Jean surtout, étant rempli de notions philosophiques Platoniciennes ait pu être composé par le fils de Zébédée, un pauvre pêcheur qui peut-être ne sachant ni lire ni écrire, n’a pu connaître la philosophie de Platon et l’écriture Grec.
 
Quoi qu’il en soit Il a été constaté que Platon s’introduire de très bonne heure dans le Christianisme, du Concile de Nicée, ou que les Pères de ce Concile eurent intérêt d’accréditer.
 
Origène contre Celse nous apprend que ce Païen reprochait à Jesus Christ d’avoir pris dans Platon les plus belle, maximes dont l’Évangile lui fait honneur, et entre autres, celle qui dit : qu’il est plus aisé à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, qu’à un riche de se sauver.
 
St Augustin, dans ses Confessions liv. VII ch. 9,
Dit qu’il a trouvé dans les Platoniciens tout le commencement de l’Évangile de Jean.
Ce fut évidemment le mélange de la doctrine inintelligible de Platon avec la Dialectique d’Aristote, qui rendit la Théologie si insensée, si querelleuse, si remplie de faux-fuyants. Le Cardinal Pallavicin convenait que sans Aristote les Chrétiens eussent manqué d’un grand nombre d’articles de foi.
 
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MessageSujet: Re: Que valent les Evangiles !   Sam 7 Juil - 9:56

Bonjour Wahrani,

C'est avec plaisir que je vous apporte sur les messages suivants, les informations qui vous manquent pour évaluer la fiabilité des évangiles.


Saint Matthieu et son évangile

Matthieu était un juif, de la tribu de Lévi, versé dans la connaissance de l’Ancien Testament et en particulier des prophètes. Originaire de Galilée, comme la plupart des Apôtres, il était fils d’Alphée. Son nom hébreu, Mattaï signifie « don de Dieu ».

Il exerçait la profession de publicain à Capharnaüm (Matthieu 9, 9 et 10, 3) près du lac de Tibériade (Marc 2, 1-15). Les publicains étaient au service du fisc romain : ils faisaient l’avance du produit estimé de l’impôt à l’administration romaine et se chargeaient ensuite de récupérer l’impôt sur les contribuables. Leur rémunération se faisait en fonction de la différence entre le produit estimé et le produit réellement prélevé. Cette activité faisait de Matthieu un homme d’argent et un collaborateur du pouvoir de l’occupant romain : ses coreligionnaires ne pouvaient que le mépriser, d’où le reproche fait par les pharisiens et les scribes à Jésus-Christ au cours du festin organisé par Saint Matthieu en l’honneur de Son Seigneur (Marc 2, 15-17).

Après la Pentecôte, Matthieu reste encore entre 12 et 15 ans en Palestine, ce qui lui permet de composer son évangile, avant d’aller prêcher en Perse, en Macédoine, en Arabie et en Ethiopie. Il finit son apostolat par le martyre comme la quasi-totalité des apôtres.

Matthieu, apôtre, a écrit son évangile en hébreu, à destination des chrétiens de Judée entre 45 et 48, avant la dispersion du collège apostolique. Le texte a ensuite été traduit en grec.

Saint Matthieu a construit son évangile autour de cinq “discours”, dans lesquels il a assemblé des paroles de Jésus prononcées en diverses occasions. Ces discours sont :

1. Le Sermon sur la montagne : Matthieu 5—7.
2. Les Instructions aux missionnaires : Matthieu 10.
3. Les Paraboles du Royaume : Matthieu 13.
4. Les avis donnés à la communauté chrétienne : Matthieu 18.
5. Comment vivre en attendant la fin des temps : Matthieu 23—25.

Son évangile est cité et commenté dès avant la fin du 1er siècle par les Pères Apostoliques. Le plus ancien témoin de l’authenticité et de l’apostolicité de l’évangile selon Saint Matthieu est l’évêque Papias (mort en 130) qui cite et commente l’évangile. Saint Irénée de Lyon (mort sous le règne de Trajan) confirme dans son « Adversus haereses » que l’auteur du 1er évangile est Saint Matthieu, apôtre. A cette assertion qui remonte aux Pères apostoliques, les Pères de l’Eglise apporteront une confirmation unanime.

Saint Clément de Rome (mort en 101) cite Matthieu dans la lettre qu’il écrit aux Corinthiens : Matthieu 18, 6 et 26, 24.

Saint Polycarpe de Smyrne (aujourd’hui Izmir), disciple de Saint Jean, écrit une lettre aux Philippiens dans laquelle il cite Matthieu 5, 3-10 et 7, 2.

Saint Ignace d’Antioche, également disciple de Saint Jean et contemporain de Polycarpe, cite Matthieu 16, 26.

Sa prédication orale ayant toujours été adressée au peuple juif, il s’attache à démontrer dans son évangile de que Notre Seigneur Jésus-Christ est le Messie annoncé par les prophètes au peuple d’Israël. Il présente donc Jésus avec toutes les prérogatives que les prophètes ont attribuées au Messie : roi, législateur, thaumaturge, prophète et souverain prêtre. Pour accréditer ce qu’il avance, Saint Matthieu prend soin de souligner l’accomplissement des prophéties dans la personne de Jésus-Christ.
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MessageSujet: Re: Que valent les Evangiles !   Sam 7 Juil - 9:58

Marc

Saint Marc est documenté à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament : Actes 11, 12 & 25 ; 13, 5 & 13 ; 15, 37 & 39 ; Colossiens 4, 10 ; 1 Pierre 5, 13. Il est appelé indifféremment Marc, Jean ou Jean-Marc. Il portait un nom juif (Jean / Yohanan) et un nom romain (Marcus). Saint Marc était également cousin du lévite Barnabé (Colossiens 4, 10 et Actes 4, 36). Il était sans doute lui aussi lévite. Sa mère s’appelait Marie et sa famille vivait à Jérusalem (Actes 12, 12) bien que la famille eût également des origines à Chypre (Actes 4, 36).

La maison de Marie, mère de Marc était un lieu de réunion des chrétiens où se célébraient les sacrements (Actes 12,12). C’est chez Marie que Saint Pierre se rend, une fois miraculeusement délivré de sa prison : c’est donc un lieu et une famille sûrs et fermes dans la foi. Une confiance qui explique parfaitement que Marc ait recueilli la prédication de Pierre, source principale de son  évangile. La solidité de sa foi explique également qu’il accompagne l’apôtre Paul, avec son cousin Barnabé dans leur voyage missionnaire (Actes 12, 25) en 45, à Chypre. Cependant, après plusieurs mois de séjour dans l’île et à l’aube de s’engager dans une mission dangereuse, Marc choisit de rentrer à Jérusalem (Actes 13, 13).

Saint Paul et Saint Marc se retrouvent en 52 à Antioche (Actes 15, 35-40) ce qui débouche sur une double mission : Paul et Silas d’un côté, en route pour la Syrie et la Cilicie ; Barnabé et Marc de l’autre, en route vers Chypre.

C’est à Rome que Marc retrouvera Pierre, dont il deviendra le proche collaborateur (1 Pierre 5, 13), mais aussi en 63, Saint Paul (Colossiens 4, 10 & Philémon 24). En 66, Paul souhaite revoir Marc et demande à Timothée de le conduire à lui (2 Timothée 4, 11).

Marc évangélisa la Basse-Egypte et fonda l’Eglise d’Alexandrie dont il fut le 1er évêque. Comme les apôtres, il mourut martyr.

Son évangile

Son authenticité est attestée par les Pères apostoliques, dès avant la fin du 1er siècle : Papias puis Irénée témoignent que cet évangile a toujours été reçu comme étant l’œuvre de Saint Marc fondée sur la transmission de la prédication de l’apôtre Pierre. Concernant la datation de cet évangile, Saint Clément de Rome parle d’une édition du texte avant le martyre de Saint Pierre et propose une date entre 42 et 49. Saint Irénée penche pour une date postérieure à la mort de l’Apôtre (67) mais avant la destruction du Temple en 70.

Actes1, 15. 21-22

En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères, - ils étaient réunis au nombre d'environ cent vingt personnes, - et il dit : « … Il faut donc que, de ces hommes qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu au milieu de nous, en commençant au baptême de Jean jusqu'au jour où il nous fut enlevé, il y en ait un qui devienne avec nous témoin de sa résurrection. »

Saint Marc suit très exactement dans son évangile le plan énoncé par Saint Pierre dans son discours au collège apostolique, quand il s’agit de remplacer Judas. Son évangile commence donc sur la prédication de Saint Jean-Baptiste et s’achève sur la Résurrection. Une première partie (ch. 1-9) relate l'activité de Jésus en Galilée et dans les contrées voisines et culmine dans la reconnaissance de Jésus comme Messie (Mc 8.29) par ses disciples. La montée de Jésus à Jérusalem (ch. 10) et son activité dans la ville sainte (ch. 11-13) débouchent sur le récit de sa Passion, de sa mort et de sa résurrection (ch. 14-16).

Concernant la finale de l’évangile selon Saint Marc, les versets 8 à 20 du dernier chapitre : son  authenticité et son intégrité ne font aucun doute. Si cette finale est absente de quelques manuscrits, elle est systématiquement présente dans les manuscrits les plus importants et les meilleurs. On la trouve dans l’Italique, la Vulgate et la Peshitta qui sont les versions les plus anciennes de la Bible. Ce passage est cité et commenté depuis Saint Irénée de Lyon jusqu’à Saint Augustin et Saint Jean Chrysostome. La tradition scripturaire et apostolique est unanime à recevoir ce passage comme partie intégrante de l’évangile.

Marc écrit à la demande des chrétiens de Rome, d’origine païenne.  C’est pourquoi, à la différence de Saint Matthieu, il ne cherche pas à démontrer que Jésus-Christ est le Messie d’Israël. Il ne cite que très peu l’Ancien Testament : les païens qui découvraient l’Evangile, découvraient en même temps l’Ecriture Sainte. Marc prend le soin de traduire les expressions araméennes ou hébraïques (Marc 3, 17 ; 5, 41 ; 7, 11 ;  10, 46 ; 14, 36 ; 15, 34) ainsi que les coutumes juives à son public qui y est étranger (Marc 7, 3 ; 14, 12 ; 13, 3 ; 15, 42). En Marc 12, 42, il cite une monnaie grecque et indique son équivalant romain. Enfin, il précise que Simon de Cyrène est le père d’Alexandre et Rufus qui vit à Rome (Romains 16, 13). Certains détails de l’évangile n’ont de sens que dans le contexte d’un écrit destiné aux chrétiens de Rome.

Contrairement à ce que le consensus scientifique retient habituellement, l’évangile selon Saint Marc est bien postérieur à celui de Saint Matthieu parce qu’il correspond à un contexte nouveau et postérieur : la conversion des païens. Dans cet évangile, les renseignements relatifs à Pierre sont plus importants que partout ailleurs : c’est que Marc a recueilli toutes ses informations de la bouche même de l’Apôtre et certains évènements qui n’ont que Pierre pour témoin y sont racontés avec une grande précision ce qui fait de cet évangile un témoignage apostolique d’une qualité exceptionnelle.
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MessageSujet: Re: Que valent les Evangiles !   Sam 7 Juil - 9:59

Luc

Comme l’évangéliste Saint Marc, Luc est attesté dans le Nouveau Testament :

• Col. 4, 14
• Philémon 24
• 2 Tim 4,11

C’est un païen originaire d’Antioche de Syrie. Il connaît parfaitement les usages israëlites, ce qui prouve qu’il devait être converti au judaïsme avant de devenir chrétien. Il était médecin et ceci est établi à la fois par Saint Paul qui l’appelle son « cher médecin » mais aussi par son vocabulaire emprunté à Galien  et ses indications cliniques disséminées dans son évangile (Luc 4, 38) et les Actes (13, 11).

C’est probablement à Antioche que Saint Luc rencontre Saint Paul et qu’il entre à son service pour l’accompagner dans ses voyages missionnaires. Le point de départ de la mission est Troas, puis Philippes en Macédoine puis le voyage retour en direction de Jérusalem par Milet, Tyr et Césarée. Quand Saint Paul est arrêté, Luc le suit dans sa captivité à Césarée puis à Rome, pour sa comparution devant l’Empereur. La fidélité de Luc était à toute épreuve (2 Tim 4, 11) : il ne quitta pas l’Apôtre durant sa captivité romaine.

Après le martyre de Paul, il a continué son activité missionnaire en Achaïe (Grèce actuelle). Il mourut martyr vers la fin du 1er siècle.

Son évangile lui est explicitement attribué et cité tel quel dès les Pères apostoliques. Saint Luc, par ses voyages, a eu l’occasion de rencontrer de nombreux Apôtres : Pierre et Jean mais aussi Jacques, frère du Seigneur. Mais aussi la Vierge Marie et une foule de témoins des évènements, qui n’ont pas exercé la même responsabilité dans l’Eglise naissante mais dont le témoignage a quand même le gage d’authenticité de celui qui a vu et entendu le Seigneur.  ’est leurs témoignages qu’il collecte et couchera par écrit dans son évangile. Il utilise enfin des premiers écrits partiels écrits en araméen, sur différents aspects du ministère public de Jésus, de son enfance, de ses miracles. Les hymnes qui parsèment son évangile sont empruntés à la liturgie chrétienne la plus ancienne.
Le livre des Actes fut écrit vers 63, avant l’évangile qui date de 60.
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MessageSujet: Re: Que valent les Evangiles !   Sam 7 Juil - 10:02

Jean

Son nom « Yochanan » signifie « Dieu fait grâce ».
Il était galiléen et sa famille vivait à Bethsaïde, sur les bords du lac de Tibériade, comme les apôtres Pierre et André. Il était le plus jeune des apôtres et avait un frère, également appelé par Jésus à l’apostolat, Jacques le Majeur.

Son père s’appelait Zébédée et était pécheur. Son affaire était suffisamment prospère pour qu’il ait plusieurs journaliers à son service. Sa mère s’appelait Salomé et fait parties des saintes femmes qui servaient le Seigneur Jésus (Luc 8, 30 et Marc 15, 40-41) et elle fut fidèle jusqu’à la croix où sa présence est signalée (Mt 27, 56) ainsi qu’au sépulcre (Mc 16, 1).

Jean fut d’abord disciple de Saint Jean-Baptiste avant de devenir celui du Christ (Jean 1, 35). Saint Jean va suivre le Christ tout au long de sa prédication, dont il fait le récit détaillé tout au long de son évangile. Jean sera, avec Pierre et Jacques, parmi les disciples les plus fidèles et les plus aimés du Christ, les intimes parmi les intimes. Saint Jean a été le témoin direct et privilégié des évènements qu’il raconte (Jean 19, 34-35 et 21, 24).  C’est pourquoi, il fut avec ces 2 autres apôtres, témoin privilégié d’évènements uniques dont il ne put parler qu’après la Résurrection du Sauveur :

- La résurrection de la fille de Jaïre (Mc 5, 37)
- La Transfiguration (Mt 17, 1 et parallèles)
- L’agonie à Gethsémani (Mt 26, 37)
- Les signes précurseurs de la ruine de Jérusalem et de la fin des temps (Mc 13, 3)

Avec Pierre, il fut chargé des préparatifs de la dernière Cène (Luc 22, 9).

Dans l’évangile, il porte le plus beau des titres : « le disciple que Jésus aimait ». Son surnom, partagé avec son frère Jacques de « fils du tonnerre », lui fut donné par Jésus pour souligné cet amour brûlant que Saint Jean avait pour son Seigneur. Un amour zélé qui lui rendait insupportable l’insulte faite à Jésus par les Samaritains inhospitaliers (Luc 9, 54 et ss.). De cet amour absolu, Jean en fit la preuve en suivant son Maître dans la souffrance de Sa Passion. Il se rend courageusement au palais du grand-prêtre où Jésus est détenu et où sa condition de disciple de l’homme arrêté ne peut être ignorée (Jean 18, 15-16). Puis, il est présent au pied de la croix, soutenant la mère de Jésus qui deviendra sa propre mère (Jean 19, 25-27).

Puis, Saint Jean nous fait le récit qu’il fit avec Pierre, au sépulcre vide et la foi immédiate en la Résurrection en voyant le tombeau vide et le linceul intact (Jean 20, 2 et ss.).

Son évangile fut écrit en dernier et alors que les trois premiers étaient déjà reçus, à la fin du 1er siècle. Là encore, le témoignage des premiers commentateurs du Nouveau testament, les Pères Apostoliques et à leur suite les Pères de l’Eglise, atteste unanimement que l’évangile selon Saint Jean fut reçu universellement, le cite et le commente. Ce témoignage est d’autant plus assuré qu’il remonte à des évêques qui ont personnellement connu Saint Jean, le plus connu d’entre eux étant Polycarpe de Smyrne.

Après l’ascension du Seigneur, Saint Jean resta avec le reste du collège apostolique à Jérusalem. Il affronta le Sanhédrin avec courage pour affirmer la Résurrection du Christ (Actes chapitres 3 & 4, 31). Avec Pierre, dont il a toujours été très proche (il est souvent mentionné avec lui), il évangélisa en Samarie (Actes 8, 14). Saint Jean participa en 49 au concile de Jérusalem où il rencontra l’apôtre Paul qui le considère comme une des colonnes de l’Eglise (Actes 15 & Galates 2, 2).

Après 67, il s’établit à Ephèse. Le christianisme y était dynamique mais des hérésies commençaient également à apparaître et il fallait toute l’autorité apostolique de Jean pour rappeler aux chrétiens le contenu de leur foi. Saint Jean fut arrêté au cours de la persécution lancée contre les chrétiens par l’empereur Domitien puis il fut exilé à Patmos où la parole que le Christ lui a révélé fut consignée dans l’Apocalypse. A la mort de Domitien, son exil prit fin et il rentra à Ephèse. Il poursuivit son ministère et mourut à un âge avancé sous le règne de Trajan.


Pax Christi,

Catholique
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Wahrani
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MessageSujet: Re: Que valent les Evangiles !   Sam 7 Juil - 20:26

Catholique a écrit:
Bonjour Wahrani,
C'est avec plaisir que je vous apporte sur les messages suivants, les informations qui vous manquent pour évaluer la fiabilité des évangiles.
Bonsoir Catholique, 

Heureux de votre retour parmi nous, et surtout je tiens à vous remercier pour cette bonne documentation sur les Evangélistes, bien que je n’adhère pas totalement à ce qui a été dit, cependant selon la documentation consultée et quelques sources et surtout sans être un érudit, je tiens à apporter quelques précisions assez majeur à mon avis, qui ne reste qu’un avis de Musulman tout en respectant la croyance  des autres:
Car je crois savoir que l’Église affirme sans hésiter que les quatre Évangiles canoniques « transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, vivant parmi les hommes, a fait et enseigné » (concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum, « la parole de Dieu », n° 19).
Il semblerai que parmi une cinquantaine d’Évangiles dont le Christianisme fut inondé dans son commencement, le Concile à Nicée (Une assemblée de Prêtres et d’Evêques) avait choisit quatre seulement, et rejeta tous les autres, comme apocryphes, Ainsi au bout de trois siècles (c’est-à-dire, l’an 3et ils étaient véritablement inspirés par le St Esprit.

C’est par un miracle que fit découvert cette importante vérité. 

On plaça, dit on, pêle-mêle les livres apocryphes et les livres authentiques sous un autel, les Pères du Concile se mirent en prières pour obtenir du Seigneur qu’il permît que les livres faux ou douteux restassent sous l’autel, tandis que ceux qui seraient vraiment inspirés par le Saint Esprit viendraient se placer d’eux-mêmes sur cet autel, c’est ce qui arriva  !

C’est donc de ce miracle que dépend la foi chrétienne !

C’est grâce à ce miracle que les Chrétiens doivent l’assurance de posséder des Évangiles vrais, ou des récits fidèles sur la vie de Jésus-Christ !

Pensez vous Chère Catholique, qu’il est facile pour nous de croire à ce genre de Miracle ? 
Comment ces soi-disant auteurs on pu être inspirés et transmettent fidèlement alors que les évangiles en question ont été écrits aussi tard après Jésus., par des auteurs supposés ?
Jésus parlait l’araméen, son public au début du premier siècle était, pour la plupart, Juif, Palestinien, et nomade. 

Le langage des évangélistes était grec !


Les paroles et les actes de Jésus ont été traduits en grec verbalement. Il n'est pas possible d'être sûr de la certitude de ces traductions. 

Comment les Evangiles peuvent être utilisés comme source pour construire l’image du Jésus Christ le Fils de Dieu ?

Tous les propos qui ont été écrits par des chrétiens, et même ceux-ci ont été produits longtemps après la mort de Jesus Christ sont suspects puisque es chrétiens ont tendance à fabriquer des histoires. et les déclarations afin de rendre Jésus en fils de Dieu beaucoup mieux prophétique à l’Ancien Testament.

La tradition orale de Jésus est à jamais perdue, les Evangiles sont littéralement les paroles de leurs auteurs. Derrière eux sont les paroles anonymes et des récits légendaires d’une communauté parlant au sujet de Jésus, et dans ces récits et paroles sont intégrées des traces supposées de la parole de Jésus et de ses actes. 
Encore faut-il se souvenir qu’il a fallu que l’Église arrêtât la liste des ouvrages où elle reconnaissait l’inspiration divine. 

A vrai dire, on ne sait pas grande chose des quatre évangélistes. Les évangiles qui leur sont attribués sont anonymes. Ce n'est qu'au cours du IIème siècle, quand ces textes se sont mis à circuler qu'on les a référés à des supposés disciples de Jésus (Matthieu et Jean) ou à des proches (Luc et Marc) pour les authentifier.

La tradition chrétienne attribue les évangiles  à :
Márkon latinisé en Marc, Il serait cousin de Barnabé mais il n’a pas connu Jésus. Cet évangile s'adresse à des chrétiens d'origine païenne. La mention d'évangile "selon Marc" ne date que du deuxième siècle. La théologie de Marc est en tout cas proche de la théologie paulinienne.

Mattai  latinisé Matthieu,  un personnage juif lié à la Galilée où il est appelé soit Matthieu, soit Lévi. Il y est décrit comme un publicain percepteur d'impôts, qui rejoint Jesus pour devenir un de ses 12 Apotres. Matthieu semble écrire pour une communauté de chrétiens d'origine juive. Il présente Jésus comme un nouveau Moïse. On peu penser donc à un érudit d'origine juive converti au christianisme. Toutefois, on ne pense pas que cet évangile soit issu de la diaspora juive, peut-être de Syrie?  

Loukas  en grec latinisé Luc, Juif hellénisé d'Antioche, médecin de profession et disciple de Paul., n’a pas également connu Jesus Christ. Cet évangile est écrit plutôt pour des chrétiens d'origine païenne. Il est difficile d'établir l'origine géographique de son Eglise et du lieu de son écriture. 

Yehohānan latinisé en Jean le quatrième l'Évangile, il est identifie comme l'apôtre «que Jésus aimait ») c'est un évangile écrit certainement en Asie mineure (peut-être Ephèse). La paternité  du 4 évangile lui a été contestée par certains exégètes (Papias) au profit de Jean le Presbytre. l faut ajouter que Jean, fils de Zébédée, est un simple pêcheur analphabète On ne s’improvise pas exégète, alors que le rédacteur de l'évangile est un auteur théologien.
Sans compter que selon les Actes de Jean confirment que les premiers chrétiens ne croyaient pas tous que jésus fut crucifié

Avec plus de nuances on attribue à Jean de nombreux miracles entre autres au moment de sa mort, il se fait creuser une fosse et y descend en priant Dieu. Dès qu'il a fini sa prière, il est entouré d'une lumière si vive que personne ne peut la regarder. Une fois la lumière disparue, on trouve la fosse remplie de manne divine.

Une autre version de sa mort veut qu'il se soit fait enterrer encore vivant et recouvrir de terre par ses serviteurs, mais, lorsque ses disciples arrivèrent et voulurent le déterrer, il avait disparu. 

Tous pensèrent que son corps avait été ressuscité et était monté au ciel, selon la parole de Jésus-Christ répondant à Pierre qui le questionnait sur Jean : « Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? 

C’est dire que l’Evangéliste Jean s’est ressuscité et a été élevé au Ciel pour rejoindre Jésus Christ le Dieu Fils et la Sainte Marie. 

Vraiment le Christianisme nous apprend des choses !!!!!

Je reprend ce que j’avais toujours dénoncé que ni les auteurs des Évangiles, ni ceux des autres livres du Nouveau Testament n’ont réellement été les témoins oculaires des événements qu’ils décrivent. C’étaient des gens qui ont écrit des textes selon les traditions orales et écrites transmises de génération en génération depuis plusieurs décennies après Jésus et surtout rien ne prouve qu'ils aient été sincères et correct

en bref, les Évangiles sont des livres rassemblés non pas par les disciples qui ont personnellement connu les paroles et les actes de Jésus, mais par des juifs devenus plus tard des Chrétiens, et qui se sont en quelque sorte adaptés aux nouvelles situations qui ont émergé progressivement. En d’autres termes, les Evangiles ne sont pas basés sur les paroles et les actes de Jésus, mais sur des récits que des gens racontaient de par et là au fil du temps, personne ne pourrait en vérifier l’exactitude.


Les rédacteurs du Nouveau Testament ont prétendu fournir des témoignages oculaires sur Jésus. L’apôtre Pierre le déclare ainsi, dans l’une de ses lettres : Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaıtre la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. (2 Pierre 1,16)


Personne ne sait qui a écrit chacun des Évangiles du Nouveau Testament”. On signale que ni Marc, ni Luc ne connaissaient clairement aucun des témoins oculaires de Jésus


La composition définitive des Évangiles bibliques n’a jamais été guidée par ce qui convenait à la religion de tel ou tel groupe ou de telle ou telle congrégation.(L’Empereur Constantin en est pour beaucoup).
il n'y a aucune preuve que tous les chrétiens croient en ces livres. plus tard deux autres Conseils ont dû être tenus pour les déclarer comme des écritures. Donc, compte tenu de ce peu d'histoire, l'existence d'une liste ne signifie pas que certains, tous ou la plupart croyaient que ces livres étaient des Écritures, c'est simplement un vœu pieux.

Le fait même qu'il ait fallu deux siècles pour que la liste se développe et soit publiée, mais il a fallu deux siècles de plus pour que la majorité des chrétiens acceptent ces livres d'Écritures,

Le christianisme peut être considérée comme la Foi la plus éclectique existant dans le monde dont le dogme est en fait basé que sur des SUPPOSITIONS. Certes, ses auteurs, ont largement utilisé les divers livres qui se trouvaient à leurs portées.


Il est généralement supposé que les auteurs ont d'abord apporté la grande vérité sur l'incarnation du Christ, fils de Dieu. Il semble que la tradition chrétienne prétend que l’écriture de ces auteurs a été révélée par inspiration divine. 


Donc en conclusion, tout nous laisse à croire que a Révélation chrétienne est fondée sur des témoignages humains multiples et indirects, puisque l'église ne possède aucun témoignage venant d'un témoin oculaire de la vie de Jésus mais seulement par beaucoup de tribulations, contrairement à ce que s'imaginent beaucoup de chrétiens.  


Un certain nombre d’érudits musulmans à travers les siècles passés ont portés leurs regards sur la Bible pour conclure que cette fascinante Bible (AT et NT) reste ouverte à la spéculation intellectuelle.


« Ces prétendus Évangélistes ont menti en faisant usage du nom de Dieu et de Jésus son prophète » ! Disait un savant Musulman.

Ceux qui ont lu le Nouveau Testament verront que les allégations des savants musulmans sont par leur vérité justifiées.

En fin, je reste désolé de contrarier vos vérités et cela ne diminue en rien mes respects pour toute croyance autre que la mienne.

Cordialement.
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MessageSujet: Re: Que valent les Evangiles !   Dim 15 Juil - 14:40

Bonjour Wahrani,


Merci de votre intérêt pour notre discussion et mes pauvres contributions.


Wahrani a écrit:
Il semblerai que parmi une cinquantaine d’Évangiles dont le Christianisme fut inondé dans son commencement, le Concile à Nicée (Une assemblée de Prêtres et d’Evêques) avait choisit quatre seulement, et rejeta tous les autres, comme apocryphes, Ainsi au bout de trois siècles (c’est-à-dire, l’an 3et ils étaient véritablement inspirés par le St Esprit.

Voici une chronologie simple des évangiles canoniques et apocryphes. Les 3 premiers évangiles, Matthieu, Marc et Luc ont été écrits avant 70 (contrairement à l'affirmation erronée de la méthode historico-critique). Puis Saint Jean écrit son évangile vers 90.

Le plus ancien des apocryphes date de 150 après Jésus-Christ : il s'agit de l'évangile de Pierre. Les apocryphes sont donc tous nettement postérieurs aux canoniques (dont ils sont une réécriture dévoyée). Ils n'ont jamais été en rivalité avec les évangiles canoniques universellement reçus puisqu'ils étaient l'apanage de communautés hérétiques (judéo-chrétiennes ou gnostiques).


Dès le 2ème sièce, l'usage de l'Eglise autour des 4 évangiles canoniques est déjà fixé, connu et reconnu par l'usage et le témoignage des Pères Apostoliques. Le Concile de Nicée, comme celui de Vatican II n'a fait que rappeler l'usage universel de l'Eglise, il ne le crée ni ne l'impose.

Les légendes que vous versez à votre dossier ne sont pas des preuves de nature à porter atteinte à l'intégrité et à la fiabilité des évangiles. Ce sont les traditions populaires qui se sont attachées à la mémoire de personnes qui ont joué un rôle unique dans l'histoire et dont le souvenir s'est conservé et enjolivé.

En revanche, l'étude de la tradition manuscrite obéit à des règles précises, pour établir des faits et des dates.

Matthieu et Jean ont écrit leurs évangiles respectifs en s'appuyant sur leur propre témoignage : ils étaient apôtres et ont suivi Jésus-Christ au quotidien pendant son ministère public. Marc transcrit le témoignage de l'apôtre Pierre et Luc, celui des témoins oculaires qu'il a rencontrés dans ses séjours à Jérusalem et à Ephèse notamment où vivaient Saint Jean et la Vierge Marie (d'où les liens très forts entre les évangiles de Luc et de Jean).


Pax Christi,

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Wahrani
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MessageSujet: Re: Que valent les Evangiles !   Lun 16 Juil - 20:38

Catholique a écrit:
Le plus ancien des apocryphes date de 150 après Jésus-Christ : il s'agit de l'évangile de Pierre. Les apocryphes sont donc tous nettement postérieurs aux canoniques (dont ils sont une réécriture dévoyée). Ils n'ont jamais été en rivalité avec les évangiles canoniques universellement reçus puisqu'ils étaient l'apanage de communautés hérétiques (judéo-chrétiennes ou gnostiques).
Dès le 2ème sièce, l'usage de l'Eglise autour des 4 évangiles canoniques est déjà fixé, connu et reconnu par l'usage et le témoignage des Pères Apostoliques. Le Concile de Nicée, comme celui de Vatican II n'a fait que rappeler l'usage universel de l'Eglise, il ne le crée ni ne l'impose.
Pax Christi,
Catholique
Bonsoir Catholique

Votre information est tellement mélangée, désolé, pas crédible.
Le Nouveau Testament a été écrit en grec, non en araméen ou en hébreu, mais à l'origine en grec.
Le plus ancien fragment trouvé est daté de 135 après JC.
 
Alors s'il vous plaît faites plus de recherches et n'essayez pas d'adapter l'information sans aucune crédibilité juste pour faciliter votre thèse et votre raisonnement et passer beaucoup de temps à justifier pourquoi cela pourrait être vrai.
 
Le reste de votre rhétorique n'a rien à voir avec mon commentaire qui fournit des preuves HISTORIQUES, alors tout juste vous faites la négation de certaines évidences sans pour autant en apporter quelques preuves, ceci je suppose n’aide en rien le débat.
 
les écrits et les croyances secrets n'étaient pas des traditions de l'Église  chrétienne primitive, ce qui s’est passé pour les évangiles apocryphes fantaisistes qui ont été écrits beaucoup plus tard. On a choisi des nos de personnages célèbres et exemplaires pour en faire les auteurs fictifs : Pierre, Marie, Jacques. Ces noms-là avaient bien plus de poids que ceux de Matthieu, Marc et Luc.
Il y aura toujours de faux groupes chrétiens issus du christianisme du Nouveau Testament qui essaieront d'épouser leurs croyances particulières sur la Bible ou à la place de celle-ci. Les Mormons, par exemple, ont le livre de Mormon, écrit par leur fondateur culte Joseph Smith qui prétendait être un prophète.
Cordialement
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Que valent les Evangiles !
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